Erasmus+ : Agir ensemble contre la radicalisation des jeunes

Agir ensemble contre la radicalisation des jeunes

Preventing Youth Extremism - Photo

Du 17 au 21 avril 2016, Ali Rahni (Animateur d’Aide à l’Insertion et de Lutte contre les Exclusions à l’ACSW) s’est rendu à Aubervilliers (Île-de-France), pour participer à la formation Erasmus+ « Preventing Youth Extremism » ou « Prévenir l’Extrémisme chez les Jeunes ».

Le phénomène de radicalisation des jeunes n’est pas propre à la France. De nombreux pays européens constatent qu’une minorité de jeunes tombent dans les dérives sectaires et la violence, si bien que les organisations de jeunesse impliquées dans le programme Erasmus+ développent de plus en plus de projets autour de cette thématique.

Il s’agissait d’une formation à destination des professionnels de la jeunesse qui rassemblait des animateurs venus de France, de Belgique, du Royaume-Uni, d’Allemagne, du Luxembourg, d’Autriche, de Suisse, de Pologne, du Danemark, de Norvège, de Finlande, de Lituanie, de Bulgarie et du Portugal. Certains travailleurs de jeunesse provenaient de pays ayant été directement touchés par les récents actes terroristes. Par exemple, des membres d’un club de boxe venaient du quartier tristement célèbre de Molenbeek, d’autres de Paris et sa région, des gens venant du Danemark et de Norvège ont également pu apporter leurs regards sur les actes odieux qui sont récemment survenus dans leurs pays: les fusillades de Copenhague en 2015 et l’attaque simultanée à Oslo et sur l’île d’Utøya en 2011.

La radicalisation n’a pas de couleur et elle touche toutes les classes sociales. Les participants à cette formation ont pu discuter, comparer les politiques de prévention des différents pays et partager les actions qu’ils mènent concrètement dans leurs communautés locales. Cette formation a été marquée par l’intervention de Rajaa Belhourania, psychologue et chercheuse à la faculté de psychologie de l’Université de Nantes. Durant cette expérimentation, les participants ont couvert les sujets suivants : la définition du processus de radicalisation des jeunes, savoir identifier les facteurs de risque et détecter les signes de comportement sectaire, avant de revenir sur les principes de prévention et sur les méthodes de gestion des cas de radicalisation. Ensuite, les participants ont pris part à des ateliers visant à favoriser l’échange de bonnes pratiques et à développer des modèles utilisables dans leurs activités quotidiennes avec les jeunes.

Comme souvent, participer à ce type d’expérience européenne c’est : développer ses compétences (sociales, linguistiques, etc.), découvrir d’autres cultures et s’interroger sur un défi commun (ici, la prévention de la radicalisation chez les jeunes). Mais cela permet aussi d’étendre notre réseau et de communiquer sur l’action de l’ACSW à Wattrelos auprès d’interlocuteurs étrangers et d’envisager de développer de futurs projets impliquant directement les jeunes.

Association des Centres sociaux de Wattrelos